Soins palliatifs et fin de vie — droits, accompagnement et directives
Par Alexandre Quinche · Mise à jour le 20 juin 2026
- Public
- retraite, adulte-25-plus, personne-handicapee, parent-isole, adulte-en-situation-precarite
- Durée
- Accès aux soins palliatifs à domicile ou en établissement ; directives anticipées à tout moment
- Périmètre
- Île-de-France
- Mis à jour
- 20/06/2026
De quoi parle-t-on ?
Les soins palliatifs visent à soulager la douleur et la souffrance, à préserver la dignité et la qualité de vie, et à soutenir les proches, en cas de maladie grave, évolutive ou en fin de vie. Ils peuvent être dispensés :
- à domicile (avec le médecin traitant, une équipe ou l'hospitalisation à domicile, HAD) ;
- à l'hôpital : en unité de soins palliatifs (USP), sur des lits identifiés (LISP), ou avec l'appui d'une équipe mobile.
La prise en charge : les soins sont pris en charge par l'Assurance maladie, le plus souvent à 100 % dans le cadre d'une affection de longue durée (ALD) (sur la base des tarifs de la Sécurité sociale).
Vos droits en fin de vie (loi du 2 février 2016, dite Claeys-Leonetti) :
- le refus de l'obstination déraisonnable : des traitements devenus inutiles ou ne servant qu'à maintenir artificiellement la vie peuvent être arrêtés ;
- la force de vos directives anticipées et le rôle de votre personne de confiance (voir la fiche dédiée) ;
- le droit, sous conditions strictes, à une sédation profonde et continue maintenue jusqu'au décès, associée à un traitement de la douleur, après une procédure collégiale.
L'aide à mourir (euthanasie, suicide assisté) : à la date de cette fiche (juin 2026), elle n'est pas autorisée en France. Une proposition de loi est en cours d'examen au Parlement, mais n'a pas été adoptée ni promulguée. Renseignez-vous sur l'évolution de la loi.
Quelles sont les étapes pour les soins palliatifs et la fin de vie ?
- En parler avec l'équipe médicale : le médecin traitant ou l'équipe hospitalière évalue les besoins et sollicite la structure adaptée.
- Choisir le lieu : domicile (HAD, équipe mobile), unité ou lits de soins palliatifs.
- Exprimer ses volontés : rédiger ses directives anticipées et désigner une personne de confiance (voir la fiche droits des patients).
- Soulager la douleur : un traitement antidouleur adapté est mis en place ; la souffrance ne doit pas être laissée sans réponse.
- Soutenir les proches : un congé de solidarité familiale et une allocation journalière d'accompagnement (AJAP) existent.
- Faire respecter ses choix : l'équipe doit tenir compte de vos directives et refuser l'obstination déraisonnable.
Quels documents préparer pour les soins palliatifs et la fin de vie ?
- vos directives anticipées (datées et signées) et les coordonnées de votre personne de confiance
- une pièce d'identité
- vos comptes rendus médicaux et la liste de vos traitements
- pour un proche aidant : les justificatifs pour le congé de solidarité familiale et l'AJAP
Quels sont les délais pour les soins palliatifs et la fin de vie ?
- Directives anticipées : rédigeables à tout moment, sans limite de durée, modifiables et révocables
- AJAP (accompagnement d'un proche en fin de vie) : 64,93 €/jour (arrêt total, 21 jours max) ou 32,47 €/jour (temps partiel, 42 jours max) en 2026
- Accès aux soins palliatifs : organisé selon l'état de santé, sans condition d'âge
Comment faire valoir ses volontés et se faire accompagner ?
Vous voulez que vos choix soient respectés : rédigez vos directives anticipées et désignez une personne de confiance — voir la fiche Droits des patients — consentement, dossier médical, personne de confiance. Conservez-les dans Mon espace santé — activer et gérer son carnet de santé numérique.
Vous souffrez malgré les traitements : demandez une évaluation par une équipe de soins palliatifs ; la douleur réfractaire peut justifier, sous conditions, une sédation profonde et continue.
Un séjour est nécessaire : il relève de l'Hospitalisation — frais, forfait journalier et reste à charge ; la prise en charge à 100 % passe souvent par l'ALD — être pris en charge à 100 % pour une maladie de longue durée.
Vous accompagnez un proche en fin de vie : un congé de solidarité familiale et l'AJAP vous aident à être présent.
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